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Corruption,  fausse dévotion, déviance, laxisme, despotisme-népotisme ! Et j’en passe… J’en ai la nausée à force de les voir et de les  entendre.

Premièrement pour ce qu’ils signifient, pour ce qu’il qu’ils représentent, mais aussi et surtout en raison de leur utilisation frénétique, normative. Les sénégalais n’ont que  ces termes à la bouche et dans leurs  attitudes. Une véritable névrose, un cataclysme. On les pense et  les utilise à tort  et à  travers, que ce  soit  du coté des accusateurs que du côté des accusés. Entendez par accusateur que cette portion de la population sénégalaise déshéritée, détracteurs nonchalants, apathiques inertes, qui accuse les politiciens et les guides religieux de tous les maux que traverse le pays au lieu de s’organiser pour conquérir le pouvoir. Et par accusés, ceux qui se sentent victimes, s’indignent et accusent  à leur tour. Il est vrai que les  politiciens sénégalais comme certains marabouts  ont un seul credo, celui de ne croire en rien, de vrais faux dévots. Mais rassurez-vous que cette attitude est inhérente à tous les hommes politiques et nantis marabouts, car leurs seule envie est de  garder les choses comme elles sont. Ils s’opposent vigoureusement à tout changement et sont  déterminés à geler le statu quo.  Il faut dire que le pire ceux sont les spectateurs de cette scène dans ce réceptacle de marabouts et de politiques, à attendre des élections comme des enfants qui attendent le père noël. Ils attendent tranquillement une révélation au lieu de faire la révolution. L’honnêteté est un défaut au Sénégal ! Le courage : une légende, un mythe ! La dignité : un conte de fée que les grandes personnes racontent aux enfants.  Mais quand cela va finir ? Quand est ce que la révolte de la population ?

Sûrement  pas en ce moment alors que le climat économique est plus que galvaudé, le climat politique plus que mal pour ne pas dire, triste, pitoyable au Sénégal. Et ceci  d’autant plus que de veilles habitudes  ressurgissent. Je veux bien sur parler de ces députés distributeurs automatiques de billets de banque et de ces  artistes   qui se donnent en spectacle pour chanter les louanges du président Macky Sall. Ainsi, se mêlent, histoire politique, religion, crise économique et identitaire, un cocktail pour le moins détonnant, dévalant peut être passionnant pour certains ! Hélas

Mais moi ça ne me fait pas rire ! Merde dites donc ! Le constat est amer, nauséabond, dissuasif. C’est grave quand un peuple renonce à sa citoyenneté !

La population sénégalaise  ne dit jamais « Non ». Tous des bon a oui-oui, des « profitards »  et  des profiteurs. La culture wolof et l’islam ont marqué l’évolution  de la jeune nation  sénégalaise depuis l’indépendance . Dans l’histoire politique et sociale du Sénégal,  corrompre,  mentir, faire la manche et le « griotisme » fondé sur une endogamie sont bien marqués. Cette tradition wolof est de nos jours considérée dans les milieux  sociaux marqués par la modernité comme de bonnes pratiques, du coup elle reste présente dans l’imaginaire et les pratiques populaires et politiques des sénégalais. Au cours de ces vingt dernières années  les politiciens et certains marabouts se sont évertués à anoblir ces pratiques

Où va-t-on ?

Tout est politisé à la sénégalaise c’est-à-dire mensonge, mange-mil, langue de bois, langue de vipère, queue-de-pie, nœud de papillon un parfait asile d’aliénés qui entraine tout le monde dans un tourbillon frénétique. Même la nouvelle génération est corrompue et corruptible. Comment guérir le Sénégal de ce mal, de ce fléau ? La liste serait longue des mécomptes égoïsmes ou exactions. Ne pas les reconnaitre serais manquer d’honnêteté. Est-ce dire pour cela  que tout fut mauvais et qu’une approche générale doive recouvrir l’ensemble ?  Mystère.

Il faut  une révolution ! Il faut des réformes ! Et pour cela il nous faut nous organiser et conquérir le pourvoir, l’arracher de la main de ces nantis et le remettre au peuple. Si nous pensons que ceux sont ces politiciens nantis qui vont changer la donne c’est qu’on se leurre gravement. Ces gens font tout pour garder leurs privilèges et maintenir le statu quo. La justice, la morale, la loi et l’ordre ne sont dans leur bouche que des mots vides qui ne servent qu’à justifier le maintien du statu quo. Seulement notre participation, notre engagent et notre sacrifice pourront nous faire atteindre l’idéal démocratique c’est-à-dire la liberté, légalité, la défense des droits des minorités, la liberté de choisir ses allégeances, sur le plan religieux, économique et politique.  Nous pouvons être libre et sauver les sénégalais que si nous sommes  prêt à sacrifier nos intérêts personnels. Seul on va vite, ensemble on va plus loin. Il  ya plus de cent cinq ans, Tocqueville nous donnait ce grave avertissement «  si les citoyens ne s’engagent pas régulièrement dans la marche de leurs affaires, le gouvernement du peuple par le peuple disparaitra ». Il est navrant de voir à quel point, dans notre système démocratique les gens démissionnent de leur rôle quotidien de citoyen, notamment les intellectuels. Organisons- nous pour le changement, attaquons la politique du gouvernement et  travaillons à construire les fondements d’une opposition politique .Car nous pouvons, c’est juste une question de conviction, et savoir comment créer une organisation de masse capable de prendre le pouvoir et de le donner au peuple. Mettons la pression, c’est en maintenant la chaudière sous pression qu’on en vient à l’action.

Babacar Beuz Diedhiou







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Cet article a été écrit par babacarbeuz

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